Pole Dance
En Pole position - © 4321paris.fr
Décor original pour une discipline en pleine éclosion dans l’hexagone. La pole dance (comprenez danse à la barre verticale) s’est pratiquée samedi dernier au beau milieu du magasin de sport féminin Attractive au Forum des Halles (1er), où un cours de danse différent se donne chaque semaine. Certains mâles, qui faisaient du lèche-vitrine, étaient plutôt ravis du spectacle.
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Mariana Baum, enseignante de pole dance, est la première à avoir développé la discipline en France.
Un shorty. Mais pas de talons hauts. Exit l’image sulfureuse collée à la danseuse de pole, le cours se fera en basket. Mariana Baum, performer de la discipline, s’élance naturellement sur la barre métallique pour… s’échauffer. Impressionnante. Quelques figures aériennes. Elle tient à la force de son corps. Sans les mains et même sans les pieds. Les badauds s’arrêtent impressionnés. Quant aux cinq élèves de cette initiation, elles commencent à grimacer. Mais pas de crainte, quatre figures sont prévues pour ce matin : le « fireman », une variante de ladite position, une « pirouette » et le « carrousel ». Arrivée un peu par hasard, Isabelle, étudiante, avoue ne pas connaître du tout cette danse. « Ça m’avait l’air sympa. Je me suis dit que j’allais tester. Ça me fait penser aux clubs de striptease ».
Et pourtant, cette étiquette liée à la pole dance commence à disparaître pour finalement n’apprécier que l’activité artistique. C’est d’ailleurs une des raisons qui ont motivé Jennyfer. Elle se lance pour la première fois : « Je voulais en faire depuis longtemps. C’est une activité qui se modernise. En plus, c’est une danse sensuelle et absolument pas vulgaire ». Pour la jeune participante, également professeur de « heel dance » (danse à talons), la pole dance est un bon complément au sport qu’elle enseigne. C’est aussi un bon moyen de gagner confiance en soi, féminité et ligne parfaite. « La pole dance travaille tout le corps sans qu’on s’en rende compte et renforce encore davantage la ceinture abdominale et toute la partie haute », explique Mariana Baum.
Sur fond de musique de jazz, les explications sont claires mais les premiers pas des participantes, peu assurés. C’est certainement à ces moments que la pole dance se détache de son côté hyper glamour. Ces débuts coïncident avec chutes, bleus, courbatures, brûlures aux mains. « L’essentiel est de trouver son équilibre, après on se laisse porter », souligne Mariana Baum. Facile à dire. Mais pour le moment, il ne faudra pas s’attendre à un exploit pour ce cours de découverte, quoique.
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Autodidacte. Pour la jolie enseignante, également comédienne, la Pole dance a été un coup de foudre. Elle a pourtant tout appris toute seule, en autodidacte, en reproduisant comme elle le pouvait ce qu’elle captait des vidéos. Elle a fait ses classes en commençant par le striptease mais elle avait déjà un long parcours de danseuse et de gymnaste. C’est elle qui a révélé la pratique en France en 2005. Elle a également fondé l’école de pole dance de Paris.
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La pole dance se démocratise donc. Une ascension lente pour cette danse importée du Canada au début du XXe siècle. A l’époque, les danseuses de « Hoochie-Coochie », surnommées ainsi à cause du balancement sexy de leurs hanches, effectuaient leur numéro en tournant autour de la barre des tentes qui abritaient des clubs de charme.
L’outil métallique s’est intégré plus tard au décor des bars et des clubs de striptease. Depuis cinq ans, l’accessoire envahit l’espace des salles de danse. « Ça fait deux ans et demi que nous donnons des cours de danse au sein de notre magasin, explique Christophe Deconinck, directeur d’Attractive. Ici les vendeurs sont tous des danseurs. Mariana était d’abord une de nos clientes fidèles avant d’être professeur ici. C’est la troisième fois qu’on fait des cours de pole dance », ajoute-t-il.
Mais la discipline des années 1920 a bien changé. Aujourd’hui deux grandes familles de la pole dance se distinguent et de nouvelles figures venues d’un tout autre univers les complètent.
Pour commencer, peut-être faut-il se contenter de suivre régulièrement les cours avec une tenue adéquate. Le shorty, de mise, n’est pas pour attirer les regards mais pour mieux accrocher la barre. Le reste, acrobatie, suspension aérienne, viendront plus tard. Alors, osons !
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En savoir plus : http://www.poledance-paris.com/